Droits de succession 2026 : comment les calculer étape par étape (barème, abattements, exemples)
Succession · Équipe Légacia · Mis à jour le 1er janvier 2026 — Barèmes conformes au BOFiP en vigueur
Introduction
Chaque année, près de 600 000 successions sont ouvertes en France. Pourtant, la majorité des héritiers découvrent le montant des droits à payer… après coup. Entre les abattements, les tranches d'imposition et les règles spécifiques à chaque lien de parenté, le calcul des droits de succession peut sembler opaque. Dans ce guide complet, nous vous expliquons pas à pas comment fonctionne le système en 2026 : barèmes officiels, exemples chiffrés, cas particuliers et pièges à éviter. Que vous soyez enfant, conjoint ou neveu d'un défunt, vous trouverez ici toutes les réponses pour anticiper sereinement votre situation.
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Sommaire
- 1. Qu'est-ce que les droits de succession ?
- 2. Qui est concerné et qui est exonéré ?
- 3. Les abattements en 2026 : ce que vous pouvez déduire
- 4. Le barème officiel des droits de succession 2026
- 5. Comment calculer les droits de succession étape par étape
- 6. Exemple chiffré : patrimoine de 400 000 €, deux enfants
- 7. Cas particuliers : assurance-vie, donations, démembrement
- 8. Les frais de succession en France : au-delà des droits fiscaux
- 9. Comment réduire légalement ses droits de succession ?
- 10. FAQ — Vos questions les plus fréquentes
- Conclusion
1. Qu'est-ce que les droits de succession ?
1.1 Définition et fondement légal
Les droits de succession sont des impôts prélevés par l'État français sur la transmission d'un patrimoine au moment du décès d'une personne. Ils sont codifiés principalement dans le Code général des impôts (CGI), notamment aux articles 777 et suivants, et précisés par le BOFiP (Bulletin officiel des finances publiques).
Concrètement, lorsqu'une personne décède, ses héritiers ou légataires doivent déposer une déclaration de succession auprès du service des impôts compétent (en général celui du dernier domicile du défunt) dans un délai de 6 mois pour un décès survenu en France métropolitaine (12 mois pour un décès à l'étranger).
1.2 Qui collecte ces droits et dans quel délai ?
C'est la Direction générale des finances publiques (DGFiP) qui est chargée de collecter ces droits. Le calcul est effectué par les héritiers eux-mêmes (ou leur notaire), puis validé par l'administration. Le paiement intervient au moment du dépôt de la déclaration, sauf demande de délai de paiement.
À noter : en cas de retard dans le dépôt de la déclaration, des intérêts de retard (0,20 % par mois) et des majorations s'appliquent. La ponctualité est donc essentielle.
1.3 Droits de succession vs droits de mutation : quelle différence ?
Les droits de mutation à titre gratuit englobent à la fois les droits de succession (transmission par décès) et les droits de donation (transmission du vivant). Les règles de calcul sont similaires, mais certains avantages fiscaux — notamment les abattements — se partagent entre les deux mécanismes sur une période de quinze ans. Nous y reviendrons dans la section dédiée aux donations.
Les droits de succession sont un impôt dû par chaque héritier sur sa part nette reçue, après déduction des abattements légaux. Ils doivent être déclarés et payés dans les 6 mois suivant le décès en France. Source : Service-Public.fr
2. Qui est concerné et qui est exonéré ?
2.1 Le principe général : tout héritier peut être redevable
En France, toute personne qui hérite — qu'elle soit héritier légal (désigné par la loi) ou légataire (désigné par testament) — peut être soumise aux droits de succession. Le montant dépend de deux paramètres principaux : la valeur de la part reçue et le lien de parenté avec le défunt.
Plus le lien de parenté est proche, plus les abattements sont élevés et les taux d'imposition faibles. À l'inverse, un héritier sans lien de parenté (ami, concubin non pacsé) est taxé au taux le plus élevé : 60 % au-delà de l'abattement résiduel de 1 594 €.
2.2 Les personnes totalement exonérées
Certaines catégories de personnes sont totalement exonérées de droits de succession :
- Le conjoint survivant (marié) : exonération totale depuis la loi TEPA du 21 août 2007 (article 796-0 bis du CGI).
- Le partenaire pacsé survivant : également exonéré totalement depuis 2007.
- Les frères et sœurs sous conditions cumulatives strictes : célibataires, veufs, divorcés ou séparés de corps ; âgés de plus de 50 ans ou infirmité ; avoir vécu avec le défunt pendant les 5 années précédant le décès.
- Les victimes de guerre ou d'actes de terrorisme décédant de leurs blessures.
- Les victimes de certaines maladies professionnelles ou accidents du travail, sous conditions.
2.3 Le cas du concubin non pacsé
Le concubin non pacsé est fiscalement traité comme un tiers. Il ne bénéficie que d'un abattement de 1 594 € et est taxé à 60 % au-delà. Pour un héritage de 200 000 €, cela représente environ 119 000 € de droits — soit près de 60 % de la valeur reçue. L'anticipation (PACS, mariage ou donation) est donc primordiale.
À l'inverse, le conjoint marié (et le partenaire de PACS désigné par testament) est totalement exonéré de droits de succession sur la part successorale — sans plafond. Pour les règles détaillées (mariage, PACS, concubinage, pièges), voir le guide : succession conjoint survivant 2026 — exonération totale, PACS, testament et concubinage.
Le conjoint marié et le partenaire pacsé sont totalement exonérés de droits de succession depuis 2007. Le concubin non pacsé, lui, est taxé à 60 % après un abattement symbolique de 1 594 €. Le lien de parenté est déterminant dans le calcul. Source : article 796-0 bis du CGI.
3. Les abattements en 2026 : ce que vous pouvez déduire
3.1 Définition de l'abattement
L'abattement est une somme déduite de la part nette reçue avant application du barème fiscal. Il est personnel à chaque héritier et dépend de son lien de parenté avec le défunt. En 2026, les abattements restent fixés par l'article 779 du CGI :
| Lien de parenté avec le défunt | Abattement 2026 |
|---|---|
| Enfant (ou parent en ligne directe) | 100 000 € |
| Petit-enfant (représentation) | 100 000 € (par souche) |
| Conjoint ou partenaire pacsé | Exonération totale |
| Frère ou sœur | 15 932 € |
| Neveu ou nièce | 7 967 € |
| Personne handicapée (cumulable) | 159 325 € |
| Autres (tiers, concubin non pacsé…) | 1 594 € |
Vous êtes parent d'un enfant héritier ? Consultez notre guide complet sur abattement succession enfant 2026 — 100 000 € par enfant, donations et cas pratiques.
3.2 La règle des quinze ans : donations et abattements partagés
Lorsqu'un parent a fait une donation à son enfant dans les 15 années précédant son décès, la fraction d'abattement utilisée lors de la donation est déduite de l'abattement disponible au moment de la succession.
Exemple : un père donne 60 000 € à son fils en 2015. Le père décède en 2026. Comme la donation date de plus de 15 ans, l'abattement est entièrement rechargé : le fils dispose de 100 000 € d'abattement pour la succession. En revanche, si la donation avait eu lieu en 2015 et le décès en 2028 (moins de 15 ans), l'abattement résiduel aurait été de 40 000 € seulement.
3.3 L'abattement spécifique aux personnes handicapées
Les personnes atteintes d'une infirmité les empêchant de subvenir à leurs besoins par leur travail bénéficient d'un abattement supplémentaire de 159 325 €, cumulable avec l'abattement lié au lien de parenté. Ainsi, un enfant handicapé peut bénéficier d'un abattement total de 259 325 € (100 000 € + 159 325 €) sur la part qu'il reçoit.
L'abattement pour un enfant est de 100 000 € en 2026. Il est partagé avec les donations reçues au cours des 15 dernières années. Une personne handicapée bénéficie d'un abattement supplémentaire de 159 325 €, cumulable. Source : article 779 du CGI, BOFiP.
4. Le barème officiel des droits de succession 2026
4.1 Présentation du barème progressif
Les droits de succession sont calculés selon un barème progressif par tranches. Les barèmes diffèrent selon le lien de parenté. Ci-dessous, les tranches indicatives conformes aux données BOFiP / CGI en vigueur au 1er janvier 2026.
En ligne directe (enfants, parents)
| Fraction taxable | Taux |
|---|---|
| Jusqu'à 8 072 € | 5 % |
| De 8 072 € à 12 109 € | 10 % |
| De 12 109 € à 15 932 € | 15 % |
| De 15 932 € à 552 324 € | 20 % |
| De 552 324 € à 902 838 € | 30 % |
| De 902 838 € à 1 805 677 € | 40 % |
| Au-delà de 1 805 677 € | 45 % |
Entre frères et sœurs
| Fraction taxable | Taux |
|---|---|
| Jusqu'à 24 430 € | 35 % |
| Au-delà de 24 430 € | 45 % |
Entre parents jusqu'au 4e degré
Toute la fraction taxable : 55 %.
Au-delà du 4e degré ou tiers
Taux unique : 60 %.
Source : article 777 du CGI, BOFiP — données indicatives au 1er janvier 2026.
4.2 Comment lire ce barème ?
Le barème s'applique à la part nette taxable, après abattement. Exemple : un enfant hérite d'une part nette taxable de 50 000 € — tranches cumulées : 403,60 € + 403,70 € + 573,45 € + 6 813,60 € = 8 194,35 € de droits (taux effectif moyen ~16,4 %).
4.3 Le cas des successions entre époux et pacsés
Depuis 2007, le conjoint survivant et le partenaire pacsé sont totalement exonérés. Le barème ne leur est pas applicable.
Le barème en ligne directe commence à 5 % jusqu'à 8 072 € et monte à 45 % au-delà de 1 805 677 €. Entre frères et sœurs, les taux sont de 35 % et 45 %. Les tiers sont taxés à 60 % forfaitaire. Source : article 777 du CGI.
5. Comment calculer les droits de succession étape par étape
5.1 Étape 1 — Évaluer l'actif net successoral
La première étape consiste à dresser un inventaire complet du patrimoine du défunt au jour du décès.
L'actif brut comprend notamment : les biens immobiliers (valeur vénale au jour du décès), les comptes bancaires et livrets, les placements financiers, les meubles (souvent 5 % de l'actif brut en forfait ou inventaire notarié), les véhicules, les créances.
Le passif déductible comprend : les dettes du défunt (crédits, dettes fiscales, factures), les frais funéraires (forfait 1 500 € déductible sans justificatif), les frais liés à la succession (honoraires, mainlevée d'hypothèque, etc.).
Actif net successoral = actif brut − passif déductible.
5.2 Étape 2 — Déterminer la part de chaque héritier
L'actif net est réparti selon la dévolution légale ou testamentaire. Les droits sont calculés par héritier, après son propre abattement.
5.3 Étape 3 — Appliquer l'abattement et le barème
- Part nette reçue
- Déduction de l'abattement (et donations < 15 ans)
- Barème progressif selon le lien de parenté
- Montant des droits dû
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Le calcul se fait en 3 étapes : (1) actif net successoral, (2) part de chaque héritier, (3) abattement puis barème progressif par héritier.
6. Exemple chiffré : patrimoine de 400 000 €, deux enfants
6.1 Présentation du cas
Monsieur Dupont décède en 2026. Patrimoine brut ~430 500 €, passif 26 500 €, actif net 404 000 €, 2 enfants parts égales, pas de conjoint, pas de donation antérieure.
6.2 Calcul étape par étape
| Étape | Enfant 1 | Enfant 2 |
|---|---|---|
| Part brute (actif net / 2) | 202 000 € | 202 000 € |
| Abattement (art. 779 CGI) | − 100 000 € | − 100 000 € |
| Part nette taxable | 102 000 € | 102 000 € |
| Tranche 1 : jusqu'à 8 072 € à 5 % | 403,60 € | 403,60 € |
| Tranche 2 : 8 072 € à 12 109 € à 10 % | 403,70 € | 403,70 € |
| Tranche 3 : 12 109 € à 15 932 € à 15 % | 573,45 € | 573,45 € |
| Tranche 4 : 15 932 € à 102 000 € à 20 % | 17 213,60 € | 17 213,60 € |
| Total droits par enfant | 18 594,35 € | 18 594,35 € |
| Total droits succession (indicatif) | 37 188,70 € | |
| Taux effectif moyen / part brute | ~9,2 % (18 594 / 202 000) | |
⚠️ Simulation indicative — ne remplace pas un conseil notarié personnalisé.
6.3 Interprétation
Chaque enfant paie ~18 594 € sur une part de 202 000 € (taux effectif ~9,2 %). Sans abattement, le montant serait nettement plus élevé sur la base taxable pleine.
Pour ~400 000 € transmis à deux enfants sans donation antérieure, l'ordre de grandeur indicatif est ~37 000 € de droits au total. Simulez votre situation sur Calculer mes droits de succession — simulateur gratuit Légacia.
7. Cas particuliers : assurance-vie, donations, démembrement
7.1 L'assurance-vie
Les capitaux transmis via un contrat d'assurance-vie ne font généralement pas partie de l'actif successoral (versements avant 70 ans du souscripteur). Abattement de 152 500 € par bénéficiaire puis barème spécifique ; versements après 70 ans : autres règles (abattement global 30 500 €, etc.).
Guide détaillé (152 500 €, primes avant / après 70 ans, clause bénéficiaire) : assurance-vie succession 2026 — exonération 152 500 € et fiscalité décès.
7.2 Donations antérieures
Donations dans les 15 ans précédant le décès : rapport sur l'abattement successoral disponible.
Stratégie détaillée (abattements, 15 ans, démembrement) : donation de son vivant succession — réduire les droits jusqu'à 100 000 € par enfant.
7.3 Démembrement (usufruit / nue-propriété)
Technique courante pour optimiser la transmission ; à l'extinction de l'usufruit, les nu-propriétaires récupèrent la pleine propriété selon les règles fiscales applicables (article 669 du CGI pour les quotités d'usufruit).
Assurance-vie (avant 70 ans) : abattement 152 500 € par bénéficiaire hors succession. Donations < 15 ans : réduction de l'abattement successoral. Démembrement : levier patrimonial fréquent.
8. Les frais de succession en France : au-delà des droits fiscaux
8.1 Honoraires du notaire
Barème dégressif sur l'actif brut (tranches indicatives : 1,548 % jusqu'à 6 500 € ; 0,855 % ; 0,570 % ; 0,285 % au-delà de 30 000 €) + TVA 20 % + débours. Pour 400 000 € d'actif, ordre de grandeur souvent 3 000 à 4 500 € selon complexité.
8.2 Frais annexes
Mainlevée d'hypothèque, publication, partage judiciaire éventuel (droits de partage, art. 748 CGI), copies d'état civil.
8.3 Déclaration de succession
Obligation selon seuils (notamment actif brut > 50 000 € en ligne directe, ou > 3 000 € pour d'autres cas) — délais 6 ou 12 mois. En dessous de certains seuils, attestation de dévolution peut suffire pour débloquer des avoirs.
Coût total succession = droits + émoluments notariés + frais annexes. Pour ~400 000 €, souvent 10 à 15 % de l'actif net selon configuration familiale (ordre de grandeur).
9. Comment réduire légalement ses droits de succession ?
Une fois le barème compris, la question devient pratique : comment faire baisser la base imposable ou la transmission future sans enfreindre la loi ? Les leviers reposent sur l'anticipation (donations, assurance-vie, structuration du patrimoine) et sur des dispositifs spécifiques pour les entreprises. Les exemples ci-dessous sont indicatifs : chaque dossier doit être validé avec un notaire ou un conseiller en gestion de patrimoine.
9.1 Donations
Les donations pendant votre vie retirent des biens de l'actif successoral futur : chaque parent peut transmettre jusqu'à 100 000 € par enfant tous les 15 ans en franchise de droits de donation (abattement), avec possibilité de cumuler certains dons (ex. don familial d'argent dans les conditions légales). Une donation-partage peut clarifier la répartition entre héritiers et limiter les conflits au décès.
Exemple chiffré (indicatif) : un couple donne 100 000 € à chacun de ses deux enfants aujourd'hui : 200 000 € sortent du patrimoine successoral futur sans droits de donation si l'abattement par parent et par enfant est respecté — soit potentiellement plusieurs dizaines de milliers d'euros de droits de succession évités au moment du décès, selon la valeur finale de la succession.
Guide approfondi (15 ans, démembrement, cas pratiques) : donation son vivant succession — barème donations et optimisation fiscale 2026.
9.2 Pacte Dutreil
Pour les dirigeants qui transmettent des titres de société, le Pacte Dutreil permet, sous conditions strictes d'engagement de conservation des titres (article 787 B du CGI), une exonération de 75 % de la valeur taxable à titre gratuit. C'est l'un des dispositifs les plus puissants pour les transmissions d'entreprise familiale, mais il impose une structuration juridique et une tenue des engagements dans la durée.
Sans respect des conditions (durée de conservation, agrément, etc.), l'administration peut remettre en cause l'avantage fiscal : l'accompagnement d'un expert est indispensable dès la structuration du pacte.
9.3 Autres leviers
- Démembrement (usufruit / nue-propriété) : réduire la base taxable à la donation tout en conservant l'usage du bien pour le donateur.
- Assurance-vie : capitaux hors succession avec fiscalité dédiée ; utile pour le conjoint (exonération totale) ou pour les bénéficiaires tiers (abattement 152 500 € par bénéficiaire pour les primes avant 70 ans) — voir assurance-vie succession 2026 — exonération 152 500 €, primes avant / après 70 ans.
- SCI familiale : faciliter la gestion collective et les transmissions par parts de société civile.
- Testament et donation au dernier vivant : adapter la dévolution au conjoint et aux enfants (notamment en cas d'enfants d'un premier lit) — succession conjoint survivant — exonération totale, PACS, testament et concubinage.
⚠️ Ces stratégies nécessitent l'accompagnement d'un notaire ou d'un conseiller qualifié. Légacia ne fournit pas de conseil juridique personnalisé — contenu indicatif et pédagogique.
Leviers : donations (15 ans), assurance-vie, démembrement, pacte Dutreil pour les entreprises. Toujours avec un professionnel.
10. FAQ — Vos questions les plus fréquentes
Quel est le montant des droits de succession pour un enfant en 2026 ?
Abattement 100 000 € puis barème progressif (5 %, 10 %, 15 %, 20 %, 30 %, 40 %, 45 % selon tranches). Pour 100 000 € de part nette taxable, ordre de grandeur indicatif ~18 194 €. Source : article 777 du CGI.
Le conjoint survivant paie-t-il des droits de succession ?
Non — depuis 2007 (TEPA, art. 796-0 bis CGI), conjoint marié et partenaire pacsé : exonération totale.
Quels sont les abattements en ligne directe en 2026 ?
100 000 € par héritier et par donateur, avec rapport sur donations des 15 dernières années. Handicap : +159 325 € cumulables. Source : art. 779 CGI.
Dans quel délai faut-il déposer la déclaration de succession ?
6 mois (France métropolitaine) ou 12 mois (cas étranger) — intérêts de retard en cas de retard. Source : Service-Public.fr.
Les frais de succession sont-ils déductibles des droits à payer ?
Dettes et certaines charges déductibles de l'actif (ex. forfait funéraire 1 500 €). Honoraires du notaire : pas une déduction directe des droits fiscaux de la même manière. Source : art. 768 CGI, BOFiP.
Comment estimer rapidement mes droits de succession ?
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Conclusion
Le calcul des droits de succession obéit à des règles précises : abattements, barème progressif, anticipation par donations et assurance-vie. Chaque situation est unique — faites valider par un professionnel.
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Informations indicatives et pédagogiques — pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé. Barèmes et abattements basés sur CGI / BOFiP au 1er janvier 2026, susceptibles d'évolution. Légacia ne saurait être tenu responsable d'erreurs ou omissions. Consultez un notaire ou un conseiller qualifié pour votre situation. Sources : articles 777 et 779 du CGI, BOFiP, Service-Public.fr.